Rudy Guittard |
| Écrit par uneexpo.com | |||
| Jeudi, 12 Novembre 2009 00:00 | |||
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RUDY GUITTARD Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?Au départ j’ai étudié dans une école de graphisme, en alternance avec différentes agences de publicité pendant 4 ans. Mais ce monde-là n’était pas ce que je recherchais. Et puis tous les parcours évoluent en fonction des rencontres. Une rencontre. Un professeur d’Histoire de l’Art qui malheureusement pour moi était, est, passionnant. C’est grâce et à cause de lui que j’ai tenté les beaux-arts de Cherbourg : un peu par hasard. La plus petite école des beaux-arts en France, qui est inversement proportionnelle à son enseignement. Elle a un directeur hors du commun et des professeurs qui sont réellement présents et impliqués envers les étudiants (chose rare aux beaux-arts) J’ai vécu là-bas les 3 plus belles années de ma vie, mais aussi les plus dures… Puis, un peu par opposition, j’ai décidé de passer du temps dans le sud de la France ; je suis donc rentré aux beaux-arts de Toulon. Actuellement, je suis sur Paris où la plupart du temps, je « ne travaille pas » avec le collectif d’artistes plasticiens Moustache-Fontaine.
![]() Comment est venue l’idée du thème de l’exposition ? Lors d’une discussion avec mon ancien directeur des beaux-arts de Cherbourg, Jean-charles Agboton, à propos de l’enseignement. Je lui faisais part des difficultés du « Après beaux-arts ». Le sentiment d’être lâché dans le vide face à une réalité froide. En tant que musicien, je n’ai jamais aussi bien compris le blues qu’à ce moment précis. Il me répond alors que c'est une bonne chose d'avoir le blues si on s'en sert pour produire. "Il faut faire !" Puis, il me dit qu'il fait une exposition collective sur l'enseignement et les beaux-arts sur le mur Saint-Martin. Il souhaiterait mon avis en tant que ancien étudiant. "Qu'est ce qui a fait que vous avez quitté le monde du travail et de la pub, pour faire les beaux-arts ? Et pourquoi est-ce si dure maintenant ?" Je dois donc lui proposer un travail. Le temps que ce travail mûrisse, l'exposition est terminée. Mais il lit mon texte et le trouve assez juste et intéressant pour me proposer de l'exposer seul sur le mur pendant 1 mois. Donc j'ai accepté bien sur ! Votre œuvre me fait penser au livre de Martin Page : « Comment je suis devenu stupide » Pensez-vous aussi, comme ce livre qui en parle ironiquement, que l’intelligence et la lucidité puissent être, quelque part, des « empêcheurs du bonheur » ? Je pense qu’il est plus facile de se masquer certaines vérités, de s’en préserver. Qu’il faut pouvoir encaisser de perdre tous ses repères, de tout remettre en question. Ce que l’on sait être vrai parce que l’on nous l’a dit ou parce que « c’est comme ça »… Et pour moi, un peu comme le personnage du livre, rechercher une objectivité, analyser les situations du quotidien et tenter de prendre du recul en permanence m’empêche d’être totalement acteur de ma propre vie et me prive du coup d’un bonheur aveugle. Mais heureusement, nous ne sommes pas soit heureux, soit malheureux : tout n’est que nuances. Votre dernière expo et votre ressenti ? Les jeunes créateurs au studio 104. J’ai trouvé l’exposition globalement frileuse. Peu de prises de risque. Apparemment la peinture n’est pas tout à fait morte, ou alors les peintres n’aiment pas la photo. Et puis de belles découvertes surtout le travail de Sandra Schmalz. Mais la plus belle œuvre du studio 104 reste la séance de Qi Gong.
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http://rudyguittard.over-blog.com/ Interview réalisée par Julie
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Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ?


Commentaires
Et j\'adore la photo! Très expressive