Interview Yann Couedor-Peintre- par Myriam |
| Écrit par Myriam | ||||
| Vendredi, 03 Avril 2009 17:45 | ||||
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C’est ton amour pour la culture afro-américaine qui t’a poussé à peindre des portraits ou le dessin? Enfant, je ne jouais pas aux playmobils, je dessinais tout le temps et le dessin m’a permis de poser mes idées et mes réflexions car j’étais un enfant très vivant. Il a été un moyen de poser les choses que je voyais et que je ressentais. J’ai l’impression que l’on m’a donné un don avec le dessin. Vers mes 10 ans, entre la musique et moi, un lien affectif s’est développé. J’ai commencé à m’intéresser à la culture hip-hop puis à la culture afro-américaine, c’est vraiment le point de départ de mon travail. Mais le cinéma, le sport me donne aussi envie de raconter la vie de leurs acteurs dans ces domaines. J’aurais eu le don du chant, j’aurais chanté. La culture noire américaine, le hip-hop et la culture urbaine en général me parlaient, je voulais rentrer dans ce monde. Ma facilité pour le dessin s’est mêlée à la musique et ma créativité s’est réveillée dans ce sens.
Peux-tu nous en dire un peu plus sur l’élaboration de tes tableaux ? De tes choix dans le modèle? Lorsque je découvre un artiste, je deviens curieux, je veux savoir son parcours, sa vie et je commence à me documenter. Je collectionne tous ce que je trouve sur lui puis il y a un déclic. Pour Stevie Wonder, son concert a été une révélation. J’aime raconter l’histoire de la personne. Les pochettes d’albums, les photos sont présentes dans mon travail car elles évoquent quelque chose qui représente des moments forts de sa vie. J’aime faire découvrir les personnes sous un angle autre que leur art. Présenter une facette du personnage, Pour Jay-z, je voulais vraiment que l’on ressente le travail qu’il a fourni pour devenir ce qu’il est (Rappeur et entrepreneur à l’origine de nombreuses tendances musicales dans le domaine du hip-hop et considéré comme un des Américains les plus riches selon Forbes magazine). Penses-tu que tu pourrais passer du dessin à un autre support pour proposer d’autres lectures de ce lien affectif? Mes tableaux sont la première étape dans la façon dont je veux m’exprimer. J’ai plein de projets en tête et je commence à être beaucoup sollicité pour mes toiles. Mais j’aimerais commencer à réfléchir sur des concepts scéniques, par exemple. Je fais une exposition à l’Olympia prochainement, c’est une salle mythique, je suis heureux de devoir penser la scénographie de cet endroit pour la transformer en galerie d’exposition, c’est un premier pas. Le cinéma aussi m’attire beaucoup, j’ai fait le portrait de Luc Besson et de Spike Lee, tous les deux ont beaucoup aimé la façon dont j’ai rendu leurs mondes sur la toile. As-tu l’impression qu’un courant artistique français issu des cultures urbaines se développent et à une chance d’avoir un écho international? J’en suis sûr et conscient, mais il faut bosser pour ça, jour et nuit. Il faut alors ne pas prendre nos dons dans le domaine artistique comme un hobbie. Il faut s’en donner les moyens et travailler dur pour y arriver. En France, être artiste c’est comme être sportif, nous n’avons pas encore assimilé que ce sont des métiers et qu’il faut s’y consacrer totalement pour y arriver. Il y a un engouement pour les artistes qui éveillent par les cultures urbaines leur sensibilité, qu’est ce que tu en retiens? Ce qui me plaît le plus, c’est le partage, la transmission. Des professeurs viennent avec leurs élèves. C’est une façon pour moi de dire, vous pouvez le faire vous aussi. Je sors peu, pendant une exposition, je suis heureux de rencontrer les jeunes. Je me dis que s’ils viennent me voir, ils reprendront le temps de revenir en galerie pour découvrir d’autres artistes et s’intéresser à l’art. Interview réalisée par Myriam [18/11/2009]
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Yann Couedor est un jeune artiste peintre qui commence à faire parler de lui. Il vit la musique, la respire et retranscrit son influence sur sa propre existence. Les icônes de la culture Afro-américaine se dévoilent dans des portraits où la plume de son pinceau remplace le stylo du journaliste. De Nina Simone à Stevie Wonder, en passant de Jay-Z à Spike Lee : Yann Couedor nous livre l’héritage d’une communauté qui a inspiré depuis un siècle notre vision de la vie. Un beat, des musiciens qui accompagnent la parole de personnes devenues mythiques…Une toile, des pinceaux, Yann Couedor nous invite dans son univers. 



